Prêt à taux zéro en 2026 : ce qu’il finance vraiment quand on achète en Seine-et-Marne
Depuis avril 2025, le PTZ finance un logement neuf partout en France — maison comprise — et il court jusqu’à fin 2027. Au Val d’Europe, où les programmes neufs sont nombreux, il change souvent l’équation d’un premier achat. Qui y a droit, combien, et comment je l’intègre dans un montage.
Une question revient dans presque tous mes premiers rendez-vous avec des primo-accédants de Montévrain, Chessy ou Bussy-Saint-Georges : « Est-ce qu’on a droit au prêt à taux zéro ? » La réponse dépend de trois choses — votre situation, vos revenus et le logement visé — et depuis le 1er avril 2025, les règles ont changé en faveur des acheteurs dans le neuf. Voici comment je le regarde, dossier par dossier.
Ce que le PTZ est, et ce qu’il n’est pas
Le prêt à taux zéro est un prêt sans intérêt, accordé par une banque conventionnée avec l’État, pour financer l’achat de votre résidence principale. Il ne finance jamais tout le projet : c’est un complément, plafonné, qui vient s’ajouter au prêt principal et à votre apport. Sa force est double : zéro intérêt sur la part financée, et un remboursement différé de plusieurs années pour les revenus les plus modestes — ce qui allège les premières mensualités, précisément quand un ménage s’installe.
Il est réservé aux primo-accédants au sens de la loi : ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l’offre de prêt. Un ancien propriétaire redevenu locataire depuis plus de deux ans y a donc droit.
Depuis avril 2025 : le neuf partout, maison comprise
Jusqu’en mars 2025, le PTZ dans le neuf était limité aux appartements situés en zones A bis, A et B1. Depuis le 1er avril 2025, et jusqu’au 31 décembre 2027, il finance un logement neuf — appartement ou maison individuelle — sur tout le territoire. Pour la Seine-et-Marne, où beaucoup de premiers achats se font en VEFA ou en construction, c’est un changement concret.
Dans l’ancien, le PTZ reste possible uniquement en zones B2 et C, à condition de réaliser des travaux d’amélioration représentant au moins un quart du coût de l’opération et atteignant un niveau minimal de performance énergétique. Montévrain, Chessy, Serris, Bussy-Saint-Georges, Lagny-sur-Marne et Meaux sont toutes classées en zone A (zonage en vigueur, révisé par l’arrêté du 5 septembre 2025) : dans l’ancien, le PTZ n’y est donc pas ouvert (sauf achat d’un logement HLM par son occupant), mais c’est aussi la zone où les plafonds de ressources sont les plus élevés pour le neuf.
Combien : la part financée dépend de vos revenus
Le montant se calcule à partir du coût de l’opération, plafonné selon la zone et la taille du foyer, auquel on applique une quotité liée à votre tranche de revenus. Dans le neuf collectif, cette quotité va jusqu’à 50 % pour les revenus les plus modestes et descend à 20 % pour la tranche la plus haute ; pour une maison individuelle, elle va de 30 % à 10 %. Le revenu retenu est le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année — ou, s’il est plus élevé, le coût de l’opération divisé par neuf. Pour situer votre tranche, ce revenu est divisé par un coefficient familial : 1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre, 2,4 pour cinq, 2,7 pour six, 3 pour sept et 3,3 à partir de huit.
Un exemple recalculé pour fixer les idées : un couple sans enfant, revenu fiscal de référence de 52 000 €, qui achète un appartement neuf à 300 000 € en zone A. Son revenu retenu est de 52 000 € (le coût de l’opération divisé par neuf, 33 333 €, est plus faible) et reste sous le plafond de 73 500 € fixé pour deux personnes en zone A. Divisé par le coefficient familial de 1,5, il donne 34 667 € : c’est la tranche 3, qui ouvre droit à 40 % dans le neuf collectif. Le coût retenu est plafonné à 225 000 € pour deux personnes en zone A : le PTZ peut atteindre 90 000 €. Empruntés au taux du prêt principal, 3,3 % sur 25 ans, ces 90 000 € coûteraient de l’ordre de 42 000 € d’intérêts : c’est l’ordre de grandeur de l’économie.
Comment je l’intègre dans le montage
Le PTZ est un prêt parmi d’autres dans votre plan de financement : il faut le combiner avec le prêt principal, éventuellement un prêt Action Logement si votre employeur cotise, et votre apport. La banque lisse alors les mensualités pour que l’ensemble tienne sous le seuil des 35 % d’endettement, assurance comprise. C’est un calcul que je fais avant le dépôt, pas après — et que je défends ensuite auprès des banques.
Deux règles à connaître : le logement doit devenir votre résidence principale au plus tard un an après l’achat ou la fin des travaux, et être habité au moins huit mois par an, sauf raison de santé, obligation professionnelle ou force majeure. Et si vous revendez pour acheter une nouvelle résidence principale, vous pouvez demander le transfert de votre PTZ.
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Informations à jour au 10 septembre 2026, données à titre indicatif et sans valeur contractuelle. Les ordres de grandeur et exemples chiffrés sont recalculés à partir d’hypothèses assumées comme telles : seule une étude de votre situation permet de conclure. Ce contenu ne constitue pas un conseil personnalisé.